Selon des études, la cyberintimidation serait reliée à une
faible estime de soi, un niveau d’anxiété et de dépression élevé ainsi qu’à des
difficultés relationnelles (Price & Dalgleish, 2010). Conscient de ce
problème, le plan d’action du MELS sur la violence à l’école vise entre autres
la cyberintimidation. Or, pour être en mesure d’intervenir efficacement, il est
crucial d'obtenir des informations solides sur la prévalence et la nature des
différents types de cyberintimidation (Newey & Magson, 2010). Ce n’est pas
le cas ici, puisqu’il n’existe aucune donnée fiable sur la cyberintimidation
chez les jeunes francophones du Québec. L'objectif de cette étude consiste tout
d'abord à déterminer la prévalence et la correspondance sociodémographique de
la cyberintimidation au Québec. Le second objectif visera à analyser dans
quelle mesure chacun des types de cyberintimidation a une relation avec la
qualité de l'adaptation psychosociale des jeunes du secondaire. Aucun
instrument n’existant encore sur le sujet, la prévalence de chacun des types de
cyberintimidation sera mesurée à l’aide d’un questionnaire maison. L’adaptation
psychosociale sera mesurée à l’aide des versions françaises du Youth
self-report (Achenbach, 1991), l’inventaire de dépression de Beck (Beck, 1978)
et l’échelle d’estime de soi du self-perception profile for adolescent (Harter,
1988). Ces mesures seront recueillies en classe et en ligne – 300 adolescents
par groupe – chez des jeunes âgés entre 12 et 15 ans.
Alexis Boudreault
Maitrise, UQAR
Communication par affiche
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