Aujourd’hui, de nombreux chercheurs prônent l’utilisation de la
littérature jeunesse dans l’enseignement du lire-écrire (Turgeon, 2002).
Aussi l’usage de ce médium semble-t-il efficient pour tenir compte de
l’ancrage socioculturel des activités de lecture et d’écriture (Tauveron,
2002) ; notons que cet ancrage est utile pour des élèves allophones, car,
souvent, ils ne sont pas familiers avec les référents culturels du pays
d’accueil.
Parallèlement, dans les années 1990 au Québec et en Ontario, on remarque
l’arrivée de la grammaire nouvelle qui repose sur la morphosyntaxe et
offre une rigueur dans son analyse du français (Chartrand, 1996).
Toutefois, les enseignants ne semblent pas être formés adéquatement afin
d’instaurer ce renouvellement grammatical (Nadeau et Fisher, 2006). Paret
(2000) souligne aussi que, pour transmettre ce nouveau savoir, il faut
adopter des pratiques novatrices qui reflètent le contenu à l’étude.
C’est dans cette optique que nous proposons d’enseigner la grammaire
nouvelle par l’entremise de la littérature jeunesse à des élèves
allophones de première année. Notre recherche s’inscrit dans le courant
interprétatif (Anadon, 2000), et nous utilisons une approche exploratoire
(Van der Maren, 1996). Notre travail est surtout qualitatif et nos
participants, suivis pendant un trimestre, sont au nombre de sept. Nous
avons mesuré, dans le cadre d'un entretien dirigé, leurs connaissances
initiales en grammaire et nous passerons un post-test à la fin de la
recherche pour évaluer leur progrès.
Joël Thibeault
Maitrise, Université d'Ottawa
Communication courte
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