Il est souvent évoqué que les cours de physique au niveau postsecondaire proposent aux étudiants des exercices mis en contexte essentiellement à partir d’intérêts et d’expériences associées à la masculinité (ex : contexte sportif ou militaire). Conséquemment, il peut s’avérer plus difficile pour les femmes de dégager un sens et une utilité à l’apprentissage de la physique et cela expliquerait en partie leur sous-représentativité historique et actuelle. Cette recherche vise à mesurer la réponse émotionnelle, notamment par l’activité électrodermale, de trente étudiantes réalisant des exercices de physique dont certains sont contextualisés de manière plus traditionnelle et d’autres selon des intérêts plus humanistes (ex : applications médicales ou environnement). Ces derniers contextes sont reconnus comme suscitant mieux l’intérêt des femmes. Les résultats à venir seront analysés dans la perspective d’identifier les contextes favorisant une réponse émotionnelle plus marquée. La présentation permettra également de soulever certains enjeux méthodologiques permettant d’apprécier l’apport d’une mesure psychophysiologique dans la recherche en éducation (sensibilité, facilité d’interprétation, qualité des données recueillies) et aussi, de manière plus spécifique, de documenter sous un angle novateur, l'apprentissage en physique à l’aide de données neuroaffectives.
Geneviève Allaire-Duquette
Maitrise, UQAM
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